BIOGRAPHIE DE LOUIS DE FUNES

 

Louis de Funès est né à Courbevoie le 31 juillet 1914. Ses parents étaient deux Espagnols qui ont immigré en France pour une raison que le comédien devait ignorer toute sa vie.

Louis est le dernier de trois enfants. Alors qu'il a une dizaine d'années, son père avocat puis diamentaire s'évanouit au Venezuela pendant plusieurs années. Revenu en Europe avec la tuberculose, il meurt en Espagne en 1934. Finalement, Louis devait assez peu connaître son père. Son frère ainé Charles est tué durant l'offensive allemande de 1939. Il est proche de sa mère Eleonor qui l'inspira énormément dans son jeu. Elle meurt en 1957 alors qu'il est à l'affiche de "Faisons un rêve" (avec Danielle Darrieux et Robert Lamoureux) au théâtre des Variétés. Selon son épouse Jeanne, il n'aurait jamais été aussi bon que ce soir-là.

Ces événements familiaux douloureux expliquent probablement la raison pour laquelle Louis de Funès n'aimait pas parler de sa famille. A un journaliste qui lui demandait en 1961 (sur le tournage de "Dans l'eau qui fait des bulles") s'il pouvait parler de ses parents, il répondit "pas utile d'en parler". Et lorsque ce même journaliste lui demanda s'il avait des frères et soeurs, il répondit "cela ne vous regarde pas".

Louis de Funès avait une soeur, surnommé Mine, qui s'est essayée à l'art dramatique et qui était une amie de Renée de Saint-Cyr, comédienne et mère de Georges Lautner.

Les nombreux petits métiers que Louis de Funès exerce dans les années 1930 - étalagiste, apprenti fourreur, comptable... - ne lui laissent pas un grand souvenir, seul le piano jazz l'intéresse et il se fait engager comme pianiste dès 1936 dans de nombreux bars. Il y remporte un succès et les tenanciers lui serviront plus tard souvent de modèles. Cette même année, il se marie à Saint-Etienne avec Germaine Carroyer, avant d'avoir un enfant, Daniel. Le couple se sépare l'anné suivante.

Quelques années plus tard, en 1943, il épouse Jeanne Barthélemy, de parentée avec la famille de Maupassant qui posséde le château de Clermont au Cellier, que Louis de Funès devait racheter en 1967 lors d'une vente à la bougie. Les petits salaires reçus en échange de nuits entières passées devant un clavier sont insuffisants pour survivre. Aidé par Daniel Gélin qui le fait débuter au théâtre ("L'Amant de paille", février 1944) puis au cinéma ("La Tentation de Barbizon", 1945), il commence à faire des figurations dans des films, avec même parfois quelques mots à prononcer ! Puis il est engagé dans des cabarets, dont "Le Potofou" avec certains Branquignols (Christian Duvaleix, Micheline Dax, Jacques Ary...) et "La Tomate" où il joue avec Jean Carmet.

 

(Gauche) Figurant en 1946 dans "Six heures à perdre" de Jean Levitte et Alex Joffé. (Droite) Adaptation au cinéma de la pièce Ah les belles bacchantes de Robert Dhéry (1954), un rôle important dans sa carrière.

 

En 1952, alors qu'il joue "Le Journal" de Jules Renard, une critique élogieuse de Jean-Jacques Gauthier lui fait connaître alors Robert Dhéry, qui lui écrit un rôle sur mesure dans "Ah ! les belles bacchantes", c'est un triomphe au théâtre Daunou. Commence alors une carrière théâtrale prolifique : Louis de Funès enchaîne "Poppi", puis "Ornifle " de Jean Anouilh aux côtés de Pierre Brasseur avant de jouer "Faisons un rêve" de Sacha Guitry aux Variétés.

À l'exception de "Comme un cheveu sur la soupe", "Ni vu ni connu" et "Taxi roulotte et corrida" tournés entre 1956 et 1958 et qui sont ses premiers rôles principaux au cinéma, Louis de Funès enchaîne les seconds rôles au cinéma, dans des films plus ou moins réussis. C'est au théâtre qu'arrive son premier succès en haut de l'affiche. A cette époque, c'est "Oscar", joué d'abord en tournée en 1959, puis à la Porte Saint-Martin en 1961, qui va faire de lui une vedette. Suit "La Grosse Valse", un autre triomphe au théâtre des Variétés (1962-1964). Puis arrive son premier grand succès cinématographique, "Pouic-Pouic" (1963), juste avant l'explosion du "Gendarme de Saint-Tropez" en 1964. Gérard Oury est ensuite le premier à lui offrir un premier rôle dans de grands films comiques, "Le Corniaud" puis "La Grande vadrouille". De 1964 à 1973, il enchaîne alors les succès auprès du public (les séries du "Gendarme" et de "Fantomas", "Les Grandes vacances", "Le Petit baigneur", "Le Tatoué", "Hibernatus" etc...)

Mais la passion du théâtre ne le quittait pas. Désireux de retourner sur les planches mais n'étant séduit par aucune pièce, il reprend "Oscar" en 1971 et 1972, au Palais-Royal, dans une mise en scène de Pierre Mondy, avec Olivier de Funès, Maria Pacôme, Corinne Le Poulain et Laurence Badie. Son dernier rôle sur scène est joué à la Comédie des Champs Elysées dans une pièce de Jean Anouilh, "La Valse des Toréadors", en 1973.

En 1975, à la suite d'un grave accident cardiaque, il pense d'abord mettre un terme à sa carrière, avant que le producteur Christian Fechner, n'ose le faire tourner dans "L'Aile ou la Cuisse". Six films voient le jour, jusqu'au "Gendarme et les gendarmettes", sorti en 1982. Louis de Funès meurt le 27 janvier 1983. Plus de 30 ans après sa disparition, son jeu et ses films demeurent très populaires.

 

Louis de Funès et Yves Montand dans "La Folie des grandeurs" (Gérard Oury, 1971)

 

FILMOGRAPHIE

N.B : Le nombre exact de films représentant la carrière de Louis De Funès est inconnu (les sources sont variables). Il est crédité comme figurant dans quelques films où il n'a jamais été identifié (scènes coupées au montage notamment). En outre, la liste ci-après exclut la synchronisation qu'il a exécutée en doublant des films étrangers. Des sites inernet sont consacrés à l'exaustivité de sa filmographie. Les années indiquées dans la liste ci-après correspondent à l'exploitation des films, les années de réalisation ne sont pas précisées.

 

1945 - La Tentation de Barbizon (Jean Stelli)

1946 - Dernier refuge (Marc Maurette)

1946 - Antoine et Antoinette (Jacques Becker)

1946 - Six heures à perdre (Jean Levitte et Alex Joffé)

1947 - Croisière pour l'inconnu (Pierre Montazel)

1948 - Du Guesclin (Bertrand de Latour)

1949 - Millionnaire d'un jour (André Hunebelle)

1949 - Pas de week end pour notre amour (Pierre Montazel)

1949 - Comme une lettre à la poste (court-métrage) (Claude Lalande)

1949 - Un Certain monsieur (Yves Ciampi)

1949 - Je n'aime que toi (Pierre Montazel)

1949 - Vient de paraitre (Jacques Houssin)

1949 - Adémai au poteau frontière (Paul Colline)

1949 - Au revoir M. Grock (Pierre Billon)

1949 - Rendez vous avec la chance (E.E. Reinert)

1949 - Mission à Tanger (André Hunebelle)

1950 - Le Roi du bla bla bla (Maurice Labro)

1950 - Boniface somnambule (Maurice Labro)

1950 - L'amant de paille (Gilles Grangier)

1950 - La Rue sans loi (Marcel Gibaud)

1950 - La Rose rouge (Marcel Pagliero)

1950 - Folie douce (Jean-Paul Paulin)

1950 - Bibi fricotin (Marcel Blistène)

1950 - Knock (Guy Lefranc)

1951 - Boite à vendre (court métrage) (Claude Lalande)

1951 - Champions juniors (J. Blondy)

1951 - Les Joueurs (Claude Barma)

1951 - Un Amour de parapluie (Jean Laviron)

1951 - Pas de vacances pour Monsieur le Maire (Maurice Labro)

1951 - Ma Femme est formidable (André Hunebelle)

1951 - Ils Etaient cinq (Jack Pinoteau)

1951 - La Poison (Sacha Guitry)

1951 - Monsieur Leguignon Lampiste (Maurice Labro)

1951 - Les sept péchés capitaux (un sketche)

1951 - Le Dindon (Claude Barma)

1951 - Agence Matrimoniale (Jean-Paul Le Chanois)

1952 - Le Huitième art et la manière (Maurice Regamey)

1952 - L'amour n'est pas un péché (Claude Cariven)

1952 - Monsieur Taxi (André Hunebelle)

1952 - Je l'ai été trois fois (Sacha Guitry)

1952 - Moineaux de Paris (Maurice Cloche)

1952 - La fugue de M. Perle (Pierre Gaspard-Huit)

1952 - Légère et court vétue (Jean Laviron)

1952 - Elle est moi (Guy Lefranc)

1952 - Au diable la vertu (Jean Laviron)

1952 - Sans Laisser d'adresse (Jean-Paul Le Chanois)

1952 - La vie d'un honnête homme (Sacha Guitry)

1952 - Week end à Paris (Gordon Parry)

1953 - Dortoir des grandes (Henri Decoin)

1953 - Le Toubab / Le Sorcier Blanc / M. Dupont, homme blanc (Claude Lalande)

1953 - L'étrange désir de Mr Bard (Geza Radvanyi)

1953 - Mon frangin du Sénégal (Guy Lacourt)

1953 - Capitaine Jantoufle (Guy Lefranc)

1953 - Le Blé en herbe (Claude Autant-Lara)

1953 - Le Chevalier de la nuit (Robert Darène)

1953 - Mam'zelle nitouche (Yves Allegret)

1953 - Tourments (Henri Calef)

1953 - Faites moi confiance (Gilles Grangier)

1953 - Les Campagnes de la nuit (Ralph Habib)

1953 - Les Corsaires du bois de boulogne (Norbert Carbonnaux)

1953 - Les Hommes ne pensent qu'à çà (Yves Robert)

1953 - Les Dents longues (Daniel Gélin)

1954 - Les Impures (Pierre Chevalier)

1954 - Huis clos (Jacqueline Audry)

1954 - Les Pépées font la loi (Raoul André)

1954 - Les Intriguantes (Henri Decoin)

1954 - Napoléon (Sacha Guitry)

1954 - Frou frou (Augusto Genina)

1954 - Poisson d'avril (Gilles Grangier)

1954 - La reine margot (Jean Dréville)

1954 - scènes de ménage (André Berthomien)

1954 - Le mouton à cinq pattes (Henri Verneuil)

1954 - Ah les belles bacchantes (Jean Loubignac)

1954 - Escalier de service (Carlo Rim)

1954 - Papa, maman, la bonne et moi (Jean-Paul Le Chanois)

1955 - L'impossible Mr Pipelet (André Hunebelle)

1955 - Ingrid geschichte fotomodels (Geza Radvanyi)

1955 - La bande à papa (Guy Lefranc)

1955 - Si Paris nous était conté (Sacha Guitry)

1955 - Bébés à gogo (Paul Mesnier)

1955 - La loi des rues (Ralph Habib)

1955 - Bonjour sourire (Claude Sautet)

1955 - Les hussards (Alex Joffé)

1956 - Courte tête (Norbert Carbonnaux)

1956 - La traversée de Paris (Claude Autant-Lara)

1957 - Comme un cheveu sur la soupe (Maurice Regamey)

1957 - Ni vu, ni connu (Yves Robert)

1957 - Taxi roulotte et corrida (André Hunebelle)

1957 - La Vie à deux (Clément Duhour)

1959 - Fripouillards et cie (I Tartassati, Steno)

1959 - Mon Pote le gitan (François Gir)

1959 - Certains l'aiment... froide ! (Jean Bastia)

1960 - Les Tortillards (Jean Bastia)

1960 - Candide (Norbert Carbonnaux)

1960 - Le Capitaine Fracasse (Pierre Gaspard-Huit)

1960 - Dans l'eau qui fait des bulles (Maurice Delbez)

1961 - La Belle américaine (Robert Dhéry)

1961 - Le Diable et les dix commandements (sketch Julien Duvivier)

1961 - La Vendetta (Jean Chérasse)

1961 - Le Crime ne paie pas (Gérard Oury)

1962 - Carambolages (Marcel Bluwal)

1962 - Les Veinards (sketch Jack Pinoteau)

1962 - Le Gentleman d'Epson (Gilles Grangier)

1962 - Nous irons à Deauville (Francis Rigaud)

1962 - Un clair de lune à Maubeuge (Jean Chérasse) (scène coupée au montage)

1963 - Pouic Pouic (Jean Girault)

1963 - Faites sauter la banque (Jean Girault)

1963 - Des Pissenlits par la racine (Georges Lautner)

1964 - Le Gendarme de Saint Tropez (Jean Girault)

1964 - Fantômas (André Hunebelle)

1964 - Une souris chez les hommes (Jacques Poitrenaud)

1965 - Le corniaud (Gérard Oury)

1965 - Fantômas se déchaine (André Hunebelle)

1965 - Les Bons vivants (Sketch Georges Lautner)

1966 - Le Gendarme à New York (Jean Girault)

1966 - La Grande vadrouille (Gérard Oury)

1966 - Fantômas contre Scotland Yard (André Hunebelle)

1967 - Les Grandes vacances (Jean Girault)

1967 - Le Grand restaurant (Jacques Besnard)

1967 - Oscar (Édouard Molinaro)

1967 - Le Petit baigneur (Robert Dhéry)

1968 - Le Gendarme se marie (Jean Girault)

1968 - Le Tatoué (Denys de La Patellière)

1969 - Hibernatus (Édouard Molinaro)

1970 - L'Homme orchestre (Serge Korber)

1970 - Le Gendarme en balade (Jean Girault)

1970 - Sur un arbre perché (Serge Korber)

1971 - La Folie des grandeurs (Gérard Oury)

1971 - Jo (Jean Girault)

1973 - Les aventures de Rabbi Jacob (Gérard Oury)

1976 - L'Aile ou la cuisse (Claude Zidi)

1978 - La Zizanie (Claude Zidi)

1979 - Le Gendarme et les extra terrestres (Jean Girault)

1980 - L'Avare (Jean Girault et Louis de Funès)

1981 - La Soupe aux choux (Jean Girault)

1982 - Le Gendarme et les gendarmettes (Jean Girault)

 

Géraldine Chaplin et Louis de Funès dans "Sur un Arbre perché" (Serge Korber, 1970)

 

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des éléments biographiques et la filmographie proviennent de l'ancien site officiel de la famille de Funès.